We The Net !
We the Net est un espace de réflexion sur les enjeux démocratiques liés à la protection de la liberté de communication sur Internet. Il s'inscrit dans le cadre d'un travail de thèse réalisé à l'EHESS. Le but est de comprendre en quoi la liberté de communication permise par Internet peut permettre d’améliorer le fonctionnement des démocraties libérales, et la manière dont le droit doit être réformé pour approfondir cette tendance.
Pages
Recent Comments
Archives
- April 2013
- March 2013
- February 2013
- January 2013
- September 2012
- August 2012
- July 2012
- May 2012
- April 2012
- March 2012
- December 2011
- November 2011
- October 2011
- June 2011
- May 2011
- April 2011
- March 2011
- February 2011
- January 2011
- December 2010
- August 2009
- June 2009
- April 2009
- March 2009
- January 2009
- December 2008
- October 2008
- September 2008
- August 2008
- June 2008



Limites de la liberté de communication
Une des pistes pour changer le droit: Repenser les limites de la liberté d’expression et de communication
(Retrouvez ici les publications dans cette catégorie).
La défense du rôle démocratique de la liberté de communication en ligne doit amener à s’interroger sur l’existence des normes sociales ou juridiques largement admises, conçues dans un environnement communicationnel anciennement occupé presque exclusivement par les médias traditionnels (et professionnels) pouvant inhiber l’approfondissement des phénomènes démocratiques mis en évidence. En d’autres termes, il s’agira d’identifier les obstacles à l’actualisation des nouvelles possibilités permises par Internet.
Pour chacun des phénomènes démocratiques étudiés, il faut ainsi procéder à une évaluation systématique de la manière dont est régulée la liberté de communication sur Internet. Par exemple, le régime de responsabilité limitée des acteurs Internet aboutit à des pratiques d’autorégulation qui constituent une forme renouvelée de contrôle des modalités expressives dans la sphère publique en réseau. Or, si nous souhaitons « actualiser » la puissance démocratique d’Internet, il faut poser la question de la pertinence de donner à des acteurs privés un tel pouvoir, ainsi que de l’utilité de certains de ces « interdits de parole » – la diffamation et l’injure par exemple – hérités de l’écosystème informationnel traditionnel, dans lequel ils pouvaient trouver une justification qui ne s’impose plus aujourd’hui comme une évidence. De même, le droit d’auteur, qui s’est conçu et développé à une époque où la reproduction et la diffusion des œuvres était quasi exclusivement le fait de professionnels semble désormais inadapté à un environnement technique ou la copie des œuvres et leur circulation instantanée se fait à un coût toujours plus proche de zéro.